Des échanges téléphoniques, puis une rencontre à Paris
L'interlocuteur du chirurgien utilisait le nom de Marc Lambert. Ses appels provenaient bien de Suisse, le pays où il affirmait être investisseur. Le praticien exerçait dans la clinique belge dont il souhaitait vendre les parts.
Après ces premiers échanges à distance, les deux hommes se sont rencontrés à Paris afin de convenir du prix et des conditions de la vente. L'Union indique également, dans la légende de sa photographie, que le chirurgien est venu au rendez-vous muni d'une mallette renfermant 200 000 euros en petites coupures.
Le "rip deal", une escroquerie distincte documentée en Suisse
Les éléments disponibles dans l'extrait de L'Union ne permettent pas de qualifier cette affaire de "rip deal", ou escroquerie à la transaction. Cette méthode repose toutefois, elle aussi, sur de prétendus investisseurs. Le site d'information juriup.ch en décrit le fonctionnement en Suisse dans une présentation mise à jour le 27 juillet 2026.
Les escrocs ciblent des personnes qui vendent des biens de grande valeur et leur font croire qu'ils sont des investisseurs internationaux très fortunés. Ils donnent rendez-vous dans un cadre prestigieux et acceptent le prix demandé sans le négocier, tout en imposant un paiement en espèces.
L'argent est ensuite remplacé par de faux billets : les auteurs utilisent une mallette à double fond ou échangent discrètement les sacoches, selon juriup.ch.
Un réseau démantelé en Gironde en 2025
En France, une enquête a déjà mis au jour un réseau international pratiquant le "rip deal". Selon France 3 Nouvelle-Aquitaine, qui en a rendu compte le 28 juillet 2025, la police nationale de Gironde avait lancé ce mois-là un appel à témoins après son démantèlement.
Les membres du réseau endossaient le rôle d'investisseurs anglais, suisses ou néerlandais pour voler de l'or en lingots, des bijoux et des montres de luxe. Ils opéraient en bande organisée, en France comme à l'étranger, et visaient également des propriétaires de biens immobiliers et d'établissements hôteliers. Un commerçant bordelais avait été victime de cette méthode en novembre 2024.






