Tout commence par un choix : être juste avant d’être premier. Nous préférons publier une information vérifiée une heure après les concurrents plutôt qu’une approximation une minute avant eux. Au quotidien, cela signifie qu’aucune contrainte de délai ne passe avant le contrôle des sources. Deuxième principe, qui en découle : ce qui vient d’ailleurs est crédité. Les faits, chiffres et citations issus du travail d’un autre média sont attribués à ce média, avec un lien quand c’est possible. Et troisième règle, intangible : nous n’inventons rien. Ni citation, ni source, ni statistique, ni événement. Un article de Voix Belge ne contient que ce qui a été établi.
Nos principes protègent aussi les personnes dont nous parlons. Toute personne visée par une allégation sérieuse reçoit, chaque fois que c’est matériellement possible, l’occasion de répondre avant publication, et sa réponse est rapportée honnêtement, pas réduite à une ligne noyée en fin d’article. Pour les faits divers, les drames, les conflits et les sujets impliquant des personnes vulnérables, notamment des mineurs, nous pesons l’intérêt public de publier contre le tort potentiel, et nous laissons de côté les détails identifiants qui n’apportent rien à la compréhension. Prenons un cas concret : lors d’un fait divers impliquant un enfant, l’adresse exacte de la famille n’ajoute aucune information utile au lecteur ; elle ne figurera donc pas dans l’article.
L’indépendance tient en une phrase : la couverture n’est pas à vendre. Aucun annonceur, sponsor ou partenaire n’influence un choix de sujet ou un angle, et tout contenu payé est étiqueté comme tel, sans exception ; la page Publicité montre comment cela fonctionne. Cette exigence vaut aussi à l’intérieur de la rédaction : un journaliste qui aurait un lien personnel, financier ou institutionnel avec un sujet le déclare et se retire du dossier si le conflit ne peut pas être géré correctement. Enfin, nous travaillons avec conscience du contexte : la Belgique est un pays de nuances communautaires et linguistiques, et notre traitement de l’actualité évite les raccourcis qui opposeraient les communautés entre elles ou colporteraient des rumeurs diffamatoires.
Reste la question la plus pratique : qui répond si nous faillissons ? Tout lecteur peut contester ce que nous publions, et chaque contestation parvient à un éditeur humain. Notre Politique de corrections décrit la procédure, la page Contact donne les adresses. Cette charte sert de référence quotidienne à la rédaction, et vous pouvez nous y confronter article après article.