Les inquiétudes des communes périphériques
Les discussions préparatoires avaient commencé dès 1972. Selon André Bouchat, elles étaient marquées par "un certain esprit de clocher" : les communes périphériques, plus rurales, s'inquiétaient de la place qu'elles conserveraient face au chef-lieu d'arrondissement.
Joseph Michel décrit pour sa part la démarche marchoise en ces termes dans ses "Mémoires" consacrés à la fusion : "À Marche, on fait les choses calmement et sérieusement".
Le regroupement a réuni sept anciennes communes, devenues les sections de Marche-en-Famenne, Waha, Aye, Hargimont, On, Humain et Roy.
Une réforme nationale entrée en vigueur en 1977
Ministre de l'Intérieur de juin 1974 à juin 1977, Joseph Michel (PSC) a piloté la réforme. Son cadre juridique a été fixé par l'arrêté royal du 17 septembre 1975, puis confirmé par la loi du 30 décembre 1975.
La fusion est devenue effective le 1er janvier 1977 : la Belgique comptait alors 596 communes, contre 2 359 auparavant. L'entrée en vigueur de la fusion d'Anvers a ensuite ramené ce nombre à 589 en 1983.
Surnommé le "père de la fusion des communes", Joseph Michel est mort en juin 2016, à 90 ans. La presse avait annoncé son décès, survenu dans la nuit du vendredi au samedi.
De Charles Hanin à Nicolas Grégoire
Premier bourgmestre de la commune fusionnée, Charles Hanin (PSC) a exercé cette fonction de 1977 à 1986. André Bouchat, élu pour la première fois en 1977 selon L'Avenir, est alors devenu échevin des Travaux. Né à Waha le 21 juillet 1939 et docteur en droit, il a siégé comme échevin jusqu'en 1986, avant de succéder à Charles Hanin.
André Bouchat a conservé le mayorat jusqu'en 2024. Nicolas Grégoire (Les Engagés) lui a succédé cette année-là.
La commune de Marche-en-Famenne couvre 122,07 km² et compte 18 007 habitants au 1er janvier 2026.


