Des responsables de gauche en tête du cortège
La mobilisation antifasciste s'est achevée en début d'après-midi. Selon l'AFP, plusieurs centaines de militants ont ensuite prolongé le rassemblement au centre-ville, dans un "village antifasciste" dont l'agence décrit l'ambiance comme bon enfant.
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, la députée écologiste Clémentine Autain, le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, et le maire de Trappes, Ali Rabeh, figuraient parmi les responsables de gauche présents en tête de cortège.
La marche intervenait au lendemain des tirs meurtriers près de Trappes, dans les Yvelines. Un homme, soupçonné d'avoir voulu attaquer des personnes issues de l'immigration, a tué un Français noir et blessé cinq autres personnes. Parmi elles, une fillette restait en urgence absolue. Plusieurs responsables de gauche présents à Orléans ont établi un lien entre ce drame et le climat qu'ils attribuent au RN.
Près de 3 000 agents mobilisés
Les autorités avaient préparé un important dispositif pour encadrer la manifestation et protéger le congrès de deux jours du RN. Aux effectifs de police locaux, tous mobilisés, se sont ajoutées quinze compagnies de CRS et de gendarmes mobiles. La CRS 8, spécialisée dans les violences urbaines, faisait partie de ces renforts.
D'après l'AFP, près de 3 000 agents étaient ainsi déployés, avec deux blindés Centaure, des engins lanceurs d'eau, des hélicoptères et des drones. Les autorités redoutaient la présence de 2 000 à 3 000 "éléments radicaux" que ce dispositif devait permettre de contenir.
Le maire divers droite d'Orléans, Serge Grouard, a également annoncé un couvre-feu visant les moins de 15 ans dans toute la commune pendant les deux nuits du week-end. Des commerces ont été fermés et les transports publics interrompus, la ville se préparant à d'éventuelles violences jusqu'au dimanche soir.
Bardella reconduit avant le meeting de Marine Le Pen
Au XIXe congrès du RN, Jordan Bardella n'avait aucun adversaire pour sa réélection. Selon La Nouvelle République, il a recueilli 98,98 % des voix, soit plus de 75 000 suffrages, tandis que 779 bulletins blancs ont été comptabilisés. Cette reconduction intervient dans la controverse suscitée par la publication, par Mediapart, d'anciens propos antisémites.
Les militants renouvelaient aussi le conseil national du parti. Jean-Philippe Tanguy a obtenu la première place de ce scrutin, suivi de Louis Aliot puis de Sébastien Chenu.
Le congrès doit marquer le lancement officiel de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Son premier grand meeting est prévu dimanche 25 octobre au Co'Met : environ 10 000 personnes sont attendues dans cette arène de 10 000 places. Le RN doit également présenter son programme présidentiel ce dimanche.
