Les auditions se poursuivent
Arrêté vendredi à Coignières après les tirs, Kévin T. a aussitôt été placé en garde à vue. Cette mesure peut atteindre 96 heures. Selon le Pnat, son état de santé "a été jugé compatible avec la mesure de garde à vue". Les résultats de l'analyse sanguine visant à déterminer son imprégnation toxicologique restent attendus.
Les trois autres gardes à vue ont débuté vendredi soir et dans la nuit suivante. Elles concernent des "membres de son entourage familial et amical", précise le parquet. Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP que la mère du suspect en faisait partie. Selon Le Figaro, elle se serait présentée spontanément à la police après l'arrestation de son fils.
Né en 1987, Kévin T. a un casier judiciaire faisant état de "quatre anciennes condamnations, réhabilitées de plein droit", indique le Pnat. L'Indépendant rapporte qu'il était encore inconnu des services de renseignement et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) au matin du 23 octobre.
Un homme tué, cinq personnes blessées
Les tirs ont commencé vendredi vers 10 heures à Trappes, avant de se poursuivre à La Verrière. Depuis sa voiture, Kévin T. a tiré par rafales dans la rue.
L'homme tué au square Louis-Pergaud, à Trappes, est Pengo Bossio Wangi. Français, noir et né en 2000, il avait 26 ans. Ce combattant amateur de MMA s'entraînait à l'Atch Academy d'Aubervilliers. Parmi les cinq blessés se trouve une enfant de 12 ans, grièvement atteinte à huit reprises à La Verrière.
Des saisies dans la voiture et un logement piégé
Le Pnat fait état de la découverte d'un pistolet-mitrailleur de type Sten et d'une bombe lacrymogène dans la Renault Clio du suspect. Les informations complémentaires rapportées par Wikipédia et Le Figaro mentionnent également de la cocaïne, des gants et plusieurs bombes lacrymogènes retrouvés dans le véhicule.
L'arme utilisée est une Sten britannique datant de la Seconde Guerre mondiale, probablement un modèle Mk II. Ce pistolet-mitrailleur, classé en catégorie A parmi les armes de guerre, peut tirer environ 550 cartouches par minute.
Après l'interpellation, les enquêteurs ont perquisitionné le domicile du suspect à Plaisir, dans les Yvelines. D'après le Pnat, des bouteilles de gaz et des fils électriques reliés à un minuteur avaient servi à piéger l'appartement. Le RAID y a mené une opération de déminage.
L'enquête antiterroriste retient une circonstance aggravante raciste
L'enquête ouverte par le Pnat vise notamment un "assassinat en relation avec une entreprise terroriste". Elle comprend la circonstance aggravante liée à l'appartenance vraie ou supposée des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion. Les investigations portent aussi sur la détention d'une arme de catégorie A et sur une association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes contre les personnes.
L'Élysée a qualifié l'attaque d'"attentat terroriste raciste". Pour le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, il s'agit "clairement" d'un "crime terroriste". Emmanuel Macron s'est rendu à Trappes le 23 octobre 2026.
Un rassemblement annoncé au square Louis-Pergaud
Un rassemblement est prévu samedi 24 octobre à 13 h au square Louis-Pergaud, sur les lieux où Pengo Bossio Wangi a été tué. À la mairie de Trappes, un poste d'urgence médico-psychologique (PUMP) doit également accueillir les témoins et les personnes impliquées ce même jour, de 9 h à 17 h.



