Un raccordement à l'étude autour du projet
La rencontre s'est tenue en fin de journée à la salle des fêtes de Blesmes, une semaine après une première permanence à Essises. Ces rendez-vous portaient sur le projet agrivoltaïque que TotalEnergies développe dans le sud de l'Aisne.
Pour le raccordement au réseau, les techniciens du groupe examinent des possibilités dans un rayon de 10 à 15 kilomètres, notamment en direction de Nogentel ou de Château-Thierry, indique L'Union dans la légende de sa photographie.
D'autres projets en développement dans l'Aisne et en France
À l'échelle nationale, TotalEnergies revendique une place majeure dans l'agrivoltaïsme. Dans un communiqué diffusé le 23 février 2026 à l'occasion du Salon de l'Agriculture, le groupe faisait état de plus de 120 projets en développement en France, devant représenter à terme près de 1 GW d'électricité renouvelable.
Dans le sud de l'Aisne, le promoteur danois European Energy porte un autre projet, la "Grappe du Tardenois". D'après le Réseau Énergies Terre & Mer, celui-ci concerne 411 hectares de terres céréalières sur sept communes. Sa production annuelle envisagée atteint 280 300 MWh, soit environ 60 % de la consommation annuelle de la Communauté d'agglomération de la région de Château-Thierry (CARCT).
Des propositions associatives pour encadrer les installations
En France, l'encadrement réglementaire de l'agrivoltaïsme repose sur le décret dit "Agrivoltaïsme", publié en avril 2024. Le Réseau Énergies Terre & Mer le date du 8 avril et affirme que, depuis sa publication, le sujet suscite des débats dans tous les départements.
Dans l'Aisne, ce réseau et l'association EEDAM ont réuni le public le 10 octobre 2025 à Bazoches-sur-Vesle autour du thème "Agrivoltaïsme : risques ou opportunités". Les deux associations ont également adressé à la préfète des propositions destinées au document-cadre départemental sur l'agrivoltaïsme.
Elles préconisent de limiter les surfaces à environ 2 000 hectares, en retenant 1 250 hectares autour des exploitations et 650 hectares de friches. Elles proposent aussi des installations dont la puissance unitaire serait inférieure à 1 à 2 MWc.



