Gérouville opposée au regroupement
"Gérouville ne voulait pas fusionner", rappelle Pascal François dans un témoignage rapporté par L'Avenir. Le bourgmestre décrit des tensions anciennes avec Meix, tandis que les autres villages avaient accepté le regroupement. Selon lui, ces petites sections avaient peu de poids dans la décision.
En 1976, Pascal François avait 18 ans. Déjà membre du PS depuis ses 15 ans, il ne s'est engagé dans la politique communale meichoise qu'en 1982.
D'après son récit, également publié par La DH/Les Sports+, les élections ont compliqué l'intégration de Gérouville. Une quatrième liste, composée de deux représentants seulement, comprenait l'ancien bourgmestre du village, qui avait refusé une alliance avec son parti. Malgré les voix de tous les habitants de Gérouville, celui-ci n'a pas été élu. Le village est ainsi resté sans représentation pendant le premier mandat suivant la fusion.
Le choix de Meix et les discussions sur les frontières
Le regroupement a réuni Meix-devant-Virton, Gérouville, Limes, Houdrigny, Robelmont, Villers-la-Loue et Sommethonne. La position centrale de Meix et sa population plus importante lui ont valu d'accueillir le siège de la nouvelle entité.
Le périmètre a aussi fait l'objet de discussions. Pascal François évoque des tractations concernant Orval et Villers-devant-Orval, situés à égale distance de Meix et de Florenville. Ces localités sont finalement restées rattachées à Florenville.
À Robelmont, le ministre de l'Intérieur Joseph Michel avait tenté de transférer le quartier de Belle-Vue à Virton, rapporte le bourgmestre. Ce quartier plus riche accueillait des médecins installés après l'arrivée de l'hôpital de Saint-Mard et apportait du revenu cadastral. Les habitants de Robelmont ont obtenu son maintien dans leur commune.
Des travaux et des équipements à reprendre
Pascal François reproche à Sommethonne d'avoir engagé, juste avant la fusion, d'importants travaux dont la charge a ensuite pesé pendant des années sur les autres localités. Il en chiffre le coût à 32 millions de francs belges, un montant qu'il présente comme énorme pour l'époque.
Les réseaux de distribution d'eau étaient très inégaux. Dans son souvenir, ceux de Houdrigny et de Villers-la-Loue étaient mauvais, et celui de Sommethonne plus dégradé encore. À Gérouville, Limes et Meix, leur état était correct. Robelmont nécessitait en revanche un remplacement complet : la source se trouvant en contrebas du village, la pression manquait et des béliers servaient encore à faire remonter l'eau.
Les bâtiments communaux étaient eux aussi vétustes. Pascal François se souvient d'avoir assisté au premier conseil après la fusion dans l'ancienne maison communale, démolie en 1980. Il précise que les locaux des autres villages n'étaient guère en meilleur état.
Une nouvelle fusion écartée par le bourgmestre
En 2026, Pascal François ne voit aucun intérêt à recommencer. "Si nous ne sommes pas obligés de le faire, nous ne le ferons pas", déclare-t-il. Face à Virton, dont il évoque les 11 000 habitants, il estime que Meix-devant-Virton, avec environ 2 500 habitants selon lui, ne serait pas représentée au conseil communal. Un rapprochement avec Rouvroy ne lui paraît pas davantage répondre à une demande de la Région, cette commune étant, à ses yeux, trop petite.
Les chiffres publiés par Wikipédia pour 2025 donnent une population totale de 2 849 habitants à la commune fusionnée. Au 1er janvier de cette année-là, la section de Meix-devant-Virton en comptait 921, contre 661 à Gérouville, 513 à Villers-la-Loue, 481 à Robelmont et 273 à Sommethonne.





