Un engagement né du diagnostic de son fils
Pour Denise Dalloz, l'engagement associatif commence en 1965, lorsqu'elle apprend que son fils Yannick est atteint de myopathie. Il a alors 4 ans, selon l'hommage de l'AFM-Téléthon. Elle quitte son emploi à la blanchisserie du CHU de Reims pour se consacrer à l'AFM.
Dans le documentaire "Les Raisons de la colère", elle revient sur l'annonce de la maladie : "Le médecin m'avait dit : vous savez, il a une maladie des muscles. Un retard musculaire. J'ai dit : vous allez me donner des médicaments pour le soigner, le guérir ! Il m'a dit : non, il n'y a rien."
L'association qu'elle rejoint a été fondée en 1958 par neuf familles autour de Yolaine de Kepper, mère de quatre garçons atteints de myopathie de Duchenne, rappelle l'AFM-Téléthon. Dès 1966, Denise Dalloz en devient vice-présidente. Elle exerce cette fonction auprès de Yolaine de Kepper, puis de Bernard Barataud, qui succède à la fondatrice en 1982.
Des collectes locales à la mobilisation télévisée
La recherche de fonds occupe une place importante dans son action. Bien avant le premier Téléthon, Denise Dalloz participe à des ventes de chocolats et tient des stands dans les foires et les expositions, rapporte l'association dans son hommage.
Le 4 décembre 1987, le premier Téléthon français est diffusé sur Antenne 2. Ses 28 heures de direct permettent de recueillir plus de 185 millions de francs, selon l'AFM-Téléthon.
Dans l'hommage de l'association, Denise Dalloz décrit ce que cette émission a représenté pour les familles : "C'est incroyable, la force de la télé. En une soirée, ils ont fait ce que nous avions essayé de faire pendant plus de trente ans : dire à la France entière ce que vivaient nos enfants et l'urgence de se battre pour essayer de les sauver."
Une figure reconnue à Reims et parmi les bénévoles
L'Union souligne la place que Denise Dalloz conserve auprès de nombreux bénévoles de l'AFM-Téléthon, pour lesquels elle reste une référence. Son parcours lui a valu plusieurs distinctions : elle a été promue commandeur de l'ordre national du Mérite et nommée chevalier de la Légion d'honneur, cette dernière distinction datant de 2020 selon l'association.
Jean Taittinger, ancien ministre et maire de Reims décédé en 2012, lui avait témoigné son admiration par écrit : "C'est grâce à elle si des malades, des jeunes en particulier, sans espoir à cette époque-là, ont pu renaître à la vie".
Son fils, Pierre-Emmanuel Taittinger, a indiqué à L'Union vouloir demander à la municipalité qu'une rue porte le nom de Denise Dalloz.






