Aiseau-Presles : Sambrexpo accueillera un exercice nucléaire de grande ampleur les 19 et 20 novembre

Un hélicoptère, un drone et un laboratoire mobile seront mobilisés à Sambrexpo pour un premier exercice de grande ampleur les 19 et 20 novembre 2026. Selon la commune d'Aiseau-Presles, le scénario prévoit un rejet radioactif fictif hors de son territoire. Les habitants n'auront aucune démarche à ef…

Isabelle Renard

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Une mobilisation surtout visible le 19 novembre

Entre 50 et 100 personnes participeront à l'exercice, avec des tenues de protection pour certaines afin de rendre la simulation plus réaliste. L'activité sera principalement visible dans la matinée du 19 novembre ; le 20 sera réservé au débriefing.

La Protection civile, la Défense, le Centre d'étude de l'énergie nucléaire (SCK-CEN), l'Institut national des radioéléments de Fleurus (IRE) et l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) comptent parmi les principaux intervenants. La commune annonce également la participation de l'AFSCA et de la centrale de Tihange.

La commune aura uniquement un rôle d'information. Elle a déjà commencé à communiquer sur son site web et invite la population à ne pas s'inquiéter : aucune action ne lui sera demandée.

Tester le site, les mesures et la coordination

Depuis une décision du conseil communal prise en avril 2026, Sambrexpo figure parmi les sites pouvant servir de base en cas d'alerte nucléaire, notamment si un rejet radioactif provenait de l'IRE de Fleurus. Son choix tient à plusieurs caractéristiques : la direction des vents dominants, contraires par rapport à la localisation de l'IRE, l'accès pour les équipes, leurs véhicules et leur matériel, ainsi que les locaux et leurs équipements.

L'exercice permettra de vérifier concrètement si le site convient à cette mission. Les intervenants évalueront aussi les délais de réaction, la coordination entre les équipes et l'utilisation de Be-Alert.

La Cellule de mesure du plan d'urgence nucléaire (CELMES) dirigera l'exercice. Lors d'une urgence, elle est chargée de mesurer la radioactivité dans l'environnement. L'AFCN explique que ces relevés, croisés avec les données météorologiques et les informations techniques, servent à déterminer les mesures de protection de la population.

Des entraînements à plusieurs échelles

Si des exercices d'alerte sont régulièrement organisés en interne, les opérations de grande ampleur comme celle prévue à Sambrexpo sont moins fréquentes.

L'AFCN précise que le plan belge d'urgence nucléaire et radiologique fait l'objet d'au moins quatre tests par an. À Fleurus comme à Mol/Dessel, la fréquence prévue est d'un exercice tous les deux ans. Un entraînement de grande envergure doit par ailleurs être organisé tous les trois ans, avec, en principe, l'ensemble des disciplines.

À Fleurus, le précédent de l'incident de 2008

En août 2008, l'IRE avait connu un rejet anormal d'iode radioactif. Selon l'AFCN, une erreur lors du transfert d'effluents radioactifs liquides entre des cuves de stockage en était à l'origine. Classé au niveau 3 de l'échelle INES, correspondant à un "incident sérieux", l'événement avait conduit au déclenchement préventif du plan d'urgence nucléaire et radiologique le 28 août. L'AFCN indique qu'il n'avait pas eu de conséquence significative pour la population.

L'autorité de sûreté française ASN avait fait état d'un rejet de 45 GBq (gigabecquerels) d'iode 131 mesuré à la cheminée de l'usine. Le 1er septembre 2008, un contrôle visant à détecter l'iode radioactif dans la thyroïde avait été réalisé auprès d'environ 930 personnes de Lambusart, parmi lesquelles environ 350 enfants. Les résultats avaient été jugés favorables pour toutes les personnes testées.

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