Louvain : un bureau de poste évacué après la découverte d'une enveloppe suspecte

Une enveloppe contenant une poudre blanche a été repérée lundi 26 octobre 2026 après-midi au bureau bpost de la rue Jan Stass, à Louvain, selon la police locale. Une personne ayant été en contact avec l'enveloppe a été placée en quarantaine. Elle ne présente pour l'instant aucun symptôme d'infectio…

Antoine Verstraeten

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Six employés présents au moment de l'évacuation

Un porte-parole de bpost cité par l'agence Belga rapporte qu'un collaborateur a vu de la poudre blanche s'échapper d'un colis qu'il manipulait. Le personnel a aussitôt appliqué la procédure prévue dans cette situation. Six employés se trouvaient dans le bâtiment lorsque le bureau a été évacué.

La police a reçu l'alerte peu avant 15 h, a précisé son porte-parole Marc Vranckx à VRT NWS. L'intervention des secours a également entraîné la fermeture temporaire d'une partie de la Bondgenotenlaan dans l'après-midi. Selon ROBtv, la circulation a depuis repris.

La Protection civile doit vérifier le contenu

Alertée, la Protection civile est en route pour prendre en charge l'enveloppe et vérifier ce qu'elle contient.

À ce stade, un porte-parole de bpost estime que la substance semble inoffensive et évoque la possibilité qu'il s'agisse de sel de cuisine. L'entreprise souligne néanmoins qu'elle ne prend aucun risque face à ce type de découverte.

Un précédent à Bruxelles et un cadre pénal

En mars 2025, une lettre contenant une poudre suspecte avait été découverte dans un bureau de poste du centre de Bruxelles, rue de Laeken. VRT NWS avait rapporté que dix personnes avaient été isolées dans une pièce séparée. Aucune ne présentait de symptômes et aucune n'avait été hospitalisée. La Protection civile de Brasschaat avait emporté la lettre pour en faire analyser le contenu.

Dans un article publié en novembre 2024, BRUZZ indiquait, sur la base des données de Sciensano, qu'aucun cas d'anthrax n'avait été constaté en Belgique depuis 2005. Une demande de test avait été introduite chaque année en 2019 et en 2020, puis deux en 2021. Tous les résultats étaient négatifs.

BRUZZ rappelle aussi que l'envoi de substances paraissant dangereuses, même lorsqu'elles ne le sont pas, comme la farine ou le sucre, est punissable en Belgique. L'article 328bis du Code pénal, ajouté en 2003, prévoit une peine de trois mois à deux ans de prison et une amende de cinquante à trois cents euros.

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