Un scrutin marqué par une forte participation
Les législatives du 27 octobre 2026 ont mobilisé environ 7 millions d'électeurs, selon Le Figaro, qui fait état d'une participation massive. Le dépouillement encore partiel laisse les deux camps dans l'incapacité de constituer une coalition.
Pour éclairer les divisions de la vie politique israélienne, Le Soir a interrogé Gideon Rahat, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem et chercheur à l'Israel Democracy Institute.
Les listes arabes progressent, l'opposition reste divisée sur une alliance
À un stade plus avancé du décompte, portant sur 85 % des suffrages, TF1 Info rapporte que les deux principales listes arabes israéliennes seraient créditées d'un total record de 19 sièges à la Knesset. Les Arabes israéliens constituent environ 20 % de la population du pays, rappelle le média.
Les dirigeants de ces deux listes n'excluent pas une collaboration avec le bloc de Gadi Eisenkot. D'après TF1 Info, Mansour Abbas, à la tête de la Liste arabe unie (Raam), et Youssef Jabareen, qui dirige la Liste unifiée, s'y disent disposés, mais posent des conditions.
Cette ouverture se heurte à la position défendue par Gadi Eisenkot pendant la campagne : il avait refusé d'inclure les partis arabes dans sa coalition pour ménager l'électorat juif. Dans son bloc, seul le chef de la gauche, Yaïr Golan, a jusqu'ici plaidé pour une telle alliance, selon TF1 Info.
Mansour Abbas a également fait une place sur sa liste à Yoav Segalovitz. Cet ancien haut responsable de la police israélienne est présenté par TF1 Info comme le premier juif de droite à figurer sur une liste à majorité arabe.
Netanyahou rejette un gouvernement soutenu par les Arabes israéliens
Binyamin Netanyahou réclame pour sa part un gouvernement "de droite" et "fort". Selon Le Figaro, il a affirmé que "la majorité juive et sioniste doit se reprendre et s'unir", tout en refusant qu'un gouvernement dépende du soutien des Arabes israéliens.
Son parti, le Likoud, a aussi contesté le scrutin. D'après TF1 Info, il a affirmé que les élections "ont été volées par des partis arabes qui soutiennent le terrorisme" et a déclaré détenir des preuves de "corruption, menaces, violence, falsifications et utilisation de logiciels interdits".





