Fusillade à Laeken : une arme retrouvée sur place, enquête ouverte

Plusieurs coups de feu ont été tirés dans la nuit du 8 au 9 septembre rue Stéphanie à Laeken. Une arme a été découverte sur les lieux et le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête.

Antoine Verstraeten

2 min de lecture

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Fusillade à Laeken : une arme retrouvée sur place, enquête ouverte

Dans la nuit du 8 au 9 septembre, plusieurs tirs d'arme automatique ont retenti rue Stéphanie à Laeken, quartier situé au nord de Bruxelles. Les faits se sont produits vers 2h50, sans faire de blessés.

Alertés par des témoins ayant entendu des détonations, les services de police de la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles se sont rendus sur place. Ilse Van De Keere, porte-parole de la zone, confirme que les agents ont constaté plusieurs impacts de balles sur la porte d'un immeuble. Une arme à feu a été retrouvée sur les lieux et pourrait correspondre à celle utilisée lors de la fusillade.

Le parquet de Bruxelles a immédiatement ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l'incident et identifier les auteurs présumés.

Une violence armée en forte hausse dans la capitale

Cette nouvelle fusillade s'inscrit dans une tendance inquiétante qui touche la région bruxelloise. Selon les chiffres du procureur général de Bruxelles Julien Moinil, la capitale a enregistré 102 fusillades en 2025, auxquelles s'ajoutent 69 incidents similaires recensés jusqu'à fin août 2026.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin a qualifié la situation d'urgence nationale, soulignant la gravité du phénomène. La plupart de ces fusillades sont liées à des réseaux de trafic de drogue et semblent résulter d'une guerre de territoires entre bandes rivales, selon le procureur Moinil.

La Belgique est devenue l'une des principales portes d'entrée de la drogue en Europe, notamment via le port d'Anvers qui sert de point de transit pour la cocaïne en provenance d'Amérique latine. Les autorités belges estiment que plus de 100 des réseaux criminels les plus dangereux d'Europe opèrent sur le territoire national.

Des mesures de répression renforcées

Face à cette escalade, les autorités judiciaires ont intensifié leurs efforts. Depuis le début de 2025, le parquet de Bruxelles a saisi environ 203 millions d'euros d'avoirs criminels et fermé des centaines d'établissements liés au trafic de stupéfiants.

Le procureur Moinil a toutefois averti que la violence ne se limite plus aux cercles criminels et que les citoyens ordinaires sont de plus en plus exposés. Les enjeux financiers expliquent en partie l'intensité de cette violence : selon le bourgmestre d'Anderlecht Fabrice Cumps, un seul point de vente de drogue peut générer environ 50 000 euros par jour.

L'enquête sur la fusillade de Laeken se poursuit pour établir les motivations précises de cet acte et déterminer s'il s'inscrit dans le contexte plus large de la criminalité liée au trafic de stupéfiants qui frappe actuellement Bruxelles.

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