Dans l'Aisne, un conducteur condamné à deux ans ferme après une course-poursuite

Un quadragénaire multirécidiviste a été condamné à trois ans de prison, dont deux ferme, après avoir fui les gendarmes entre Chauny et le secteur de Coucy-le-Château. Pendant la poursuite, son freinage volontaire a provoqué une collision avec la voiture des militaires. Un chien de piste a ensuite p…

Antoine Verstraeten

3 min de lecture

lake-cf8c3bbc-a2b5-494a-90fc-50ab4d669301-0.webp

Un refus de contrôle et une voiture de gendarmerie endommagée

Selon L'Union, les faits se sont déroulés il y a quelques jours aux abords de Chauny. Des gendarmes de l'Escadron départemental de contrôle des flux (EDCF) de l'Aisne ont voulu arrêter une voiture dépourvue d'assurance et de contrôle technique. Le conducteur a ignoré leur ordre de s'arrêter, puis a circulé à contresens et franchi des feux rouges, mettant en danger les autres usagers.

La poursuite s'est étendue sur plusieurs kilomètres vers Coucy-le-Château. Sur une route de campagne, le conducteur, se sentant piégé, a volontairement freiné devant les gendarmes. "Notre véhicule n'a pas pu l'éviter et a percuté l'arrière", explique le chef d'escadron Sébastien Tonnoir, qui commande l'EDCF. Les airbags se sont déclenchés. Les militaires s'en sont sortis, mais leur voiture a subi d'importants dégâts.

L'appellation EDCF est en vigueur depuis le 1er octobre 2025. D'après le livret officiel "Gendarmerie nationale 2025", ces escadrons ont succédé aux Escadrons départementaux de sécurité routière (EDSR) et intégré les unités nautiques ainsi que les brigades territoriales mobiles. Cette évolution vise à étendre la surveillance aux mobilités routières, ferroviaires, maritimes, aériennes et numériques.

Retrouvé par Volt après sept kilomètres de traque

Après la collision, le conducteur a continué à rouler avant de laisser sa voiture au bord de la route, un peu plus loin. Le véhicule a pris feu et l'homme s'est échappé à travers les champs. Le PSIG de Laon a bouclé le secteur. Avec l'aide de Volt, chien de piste du groupe cynophile de Saint-Quentin, les gendarmes ont localisé puis interpellé le fuyard au terme de 7 km de recherches à pied.

Le quadragénaire a été jugé en comparution immédiate. Aux autres délits constatés s'ajoutaient une alcoolémie positive et un dépistage positif aux stupéfiants. Outre les trois ans de prison, dont deux ferme, le tribunal a prononcé l'annulation de son permis de conduire et des obligations de soins. Il est incarcéré.

Le plafond légal du refus d'obtempérer est de deux ans d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende, rappelle la fiche juridique de Weka actualisée le 25 août 2026. Lorsque les faits exposent autrui à un risque de mort ou de blessures graves, les peines maximales atteignent cinq ans de prison et 75 000 € d'amende.

Des refus de contrôle en hausse en 2025

À l'échelle nationale, les forces de sécurité intérieure ont enregistré 36 900 délits de refus de contrôle routier en 2025, parmi lesquels 28 200 refus d'obtempérer routiers. Selon le communiqué du ministère de l'Intérieur du 17 juin 2026, l'ensemble de ces infractions a augmenté de 9 % par rapport à l'année précédente. La hausse atteint 10 % pour les refus d'obtempérer routiers et 16 % pour leur forme aggravée.

← Retour à Faits Divers

À lire aussi