Mobilisation sociale : blocages et grève du 5 novembre attendus après un nouveau samedi de contestation

La mobilisation du 31 octobre 2026 n'a pas apporté l'accalmie espérée par le gouvernement, selon L'Union. Des blocages lycéens et étudiants sont déjà annoncés pour la semaine de rentrée, avant une grève reconductible le jeudi 5 novembre et de nouveaux appels des gilets jaunes les 6 et 7 novembre.

Karim Bensaïd

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Une contestation qui se prolonge

L'exécutif comptait, sans l'afficher, sur les vacances et sur ses annonces destinées aux lycéens et aux étudiants pour apaiser le mouvement, rapporte L'Union. Le quotidien constate au contraire la persistance de la colère et ne voit pas, à ce stade, de voie de sortie claire. Il précise toutefois qu'au moment de sa publication, les événements du samedi 31 octobre n'avaient pas atteint l'ampleur de ceux du 17 octobre, lorsque près de 2 500 commerces avaient été dégradés ou pillés en France.

Les précédents rassemblements donnent des repères sur la participation. Pour le 24 octobre, Le Nouvel Obs rapporte un bilan du ministère de l'Intérieur de 410 000 manifestants dans le pays, dont 110 000 à Paris, contre 800 000 pour la CGT. Le Figaro décrit un léger recul par rapport au 17 octobre : la police avait alors dénombré 550 000 personnes et la CGT, 800 000.

Des blocages à la rentrée, puis la grève du 5 novembre

Les lycéens et les étudiants mobilisés prévoient des blocages mardi et jeudi. L'Union estime que d'autres pourraient commencer dès lundi, jour de rentrée. Selon le quotidien, les interventions d'Emmanuel Macron et du ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, ont été mal reçues : leur message revenait à demander une reprise des cours au motif que les demandes avaient été satisfaites.

Le jeudi 5 novembre doit aussi être marqué par un appel à la grève reconductible et par des rassemblements dans toute la France. La CFDT, la CGT, FO, l'Unsa et la FSU appellent ensemble à cette journée de grève et de manifestation autour des salaires, des services publics, de l'emploi et de l'industrie. Selon TF1 Info, il s'agit de la première mobilisation réunissant salariés du public et du privé depuis la rentrée de septembre 2026.

Dans son analyse, L'Union considère que les réponses gouvernementales restent éloignées des attentes des manifestants et juge donc peu probable un affaiblissement de la mobilisation.

Les gilets jaunes appellent à poursuivre les 6 et 7 novembre

Les gilets jaunes demandent de "reconduire" les grèves et les blocages vendredi 6 novembre, puis organisent un "Acte IV" samedi 7 novembre. Selon Le Figaro, leur site annonce des manifestations à travers la France "pour l'égalité réelle". Ces deux dates sont aussi associées à la formule "six-seven", référence à une expression devenue virale dans les cours de récréation et au-delà, rapporte L'Union.

Cette volonté de poursuivre la contestation avait été exprimée le 29 octobre sur RMC par Benjamin Ball, membre de la coordination des gilets jaunes. Selon Le Figaro, il avait déclaré que "800 000 personnes dans la rue, ce n'est pas assez pour faire céder un gouvernement", appelant à "aller plus loin" et à "élargir le mouvement".

Retraités et sapeurs-pompiers ont aussi fixé leurs rendez-vous

Le 19 novembre, plusieurs syndicats, parmi lesquels la CGT Retraités et la CFTC, appellent les retraités à une mobilisation nationale à Paris, indique TF1 Info. Ils contestent notamment le gel d'une partie des pensions inscrit dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027. Le programme prévoit un rassemblement devant la gare Montparnasse à 11 h, puis un départ en manifestation vers les Invalides à 13 h.

Les syndicats de sapeurs-pompiers professionnels ont pour leur part retenu le 4 décembre pour une mobilisation nationale, avec "dépose des casques devant les préfectures". Selon TF1 Info et Le Nouvel Obs, ils demandent notamment que 21 000 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires soient recrutés.

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