Souvenir français de l'Omois : Jean-Paul Martin alerte sur les difficultés de 2027

Lors de l'assemblée générale du comité de l'Omois à Nogent-l'Artaud, Jean-Paul Martin a dressé un constat préoccupant : sans davantage de membres actifs et de financements extérieurs, 2027 s'annonce aussi difficile que 2026.

Karim Bensaïd

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Des besoins humains et financiers

Le bilan de l'année écoulée a aussi été l'occasion, pour le président du comité, d'alerter sur les moyens nécessaires à la poursuite de son action. "Sans beaucoup plus d'éléments d'actifs et sans financement extérieur, l'année 2027 sera aussi difficile que 2026", a déclaré Jean-Paul Martin, selon L'Union.

À l'échelle nationale, les cotisations, les subventions et la quête de novembre constituent les principales ressources du Souvenir français, rapportent les Dernières Nouvelles d'Alsace.

Les aides publiques aux projets mémoriels répondent toutefois à des conditions précises. Selon le ministère des Armées, une subvention de la direction de la mémoire, de la culture et des archives (DMCA) ou de l'ONaCVG est plafonnée à 25 % du coût global prévisionnel du projet. Ces deux aides ne peuvent pas être cumulées. Elles complètent un financement qui doit aussi mobiliser des fonds propres et d'autres subventions publiques et privées.

Entretenir les sépultures et transmettre la mémoire

Le comité de l'Omois appartient à une association fondée en 1887. D'après le site du Souvenir français, son réseau comptait en 2025 plus de 75 000 adhérents dans près de 1 600 comités locaux en France.

L'association définit trois missions : entretenir les tombes et les monuments, conserver la mémoire à travers les cérémonies commémoratives et la transmettre à la jeunesse. Elle entend empêcher la disparition des tombes de "Mort pour la France" et souhaite que chaque élève ait visité un site mémoriel avant la fin de sa scolarité.

Les Dernières Nouvelles d'Alsace donnent la mesure de cette activité nationale : 130 000 tombes de soldats entretenues, 200 monuments à leur mémoire restaurés chaque année et des actions pédagogiques destinées à plus de 45 000 scolaires.

Pour recueillir des dons, le Souvenir français organise sa quête de la Toussaint aux entrées des cimetières autour du 1er novembre. Dans la région de Colmar, elle est prévue du vendredi 30 octobre au lundi 2 novembre 2026, précisent les Dernières Nouvelles d'Alsace.

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