À Clavier, des oiseaux jusque dans les propriétés
Le collectif "Stop dérives chasse" a dénoncé ces pratiques en septembre. L'affaire, située dans le Condroz hutois, a ensuite été largement relayée par les médias, notamment néerlandophones, avant d'arriver sur le terrain politique.
Les habitants de Clavier connaissent cette présence massive d'oiseaux élevés pour la chasse : canards et faisans circulent sur les routes et dans les propriétés privées.
La situation avait déjà été évoquée au Parlement le 28 septembre. Le député Ecolo Freddy Mockel avait alors signalé qu'à l'automne 2026, des canards et des faisans mouraient dans les rues de Saint-Fontaine, un hameau de Clavier, avant même d'être chassés. Selon lui, la grippe aviaire n'était cette fois pas en cause. Il avait rappelé qu'une épizootie de cette maladie y avait été "provoquée" en 2022.
Une précédente pétition classée avec 121 signatures
Lors de cette séance du 28 septembre 2026, la commission de l'agriculture, de la nature et de la ruralité avait aussi examiné une pétition de M. Wirickx. Déposée le 3 février et clôturée le 3 août 2026, elle avait recueilli 121 signatures. Ce nombre étant inférieur au seuil fixé par l'article 127.6 du règlement, la commission l'avait classée.
Le pétitionnaire demandait une réforme interdisant à la fois l'importation et l'introduction dans la nature de gibier d'élevage réservé exclusivement à la chasse de loisir. Faisans, canards, sangliers et chevreuils figuraient parmi les animaux concernés par cette demande visant la pratique du "lâcher-tir".
Le lâcher de tir, distinct du repeuplement
Les échanges de septembre avaient précisé la distinction établie par la loi sur la chasse entre deux types de lâchers. Le "lâcher de tir" sert à mettre en liberté des animaux pour les chasser à brève échéance, sans objectif de gestion. Le "lâcher de repeuplement" cherche, lui, à développer une souche sauvage capable de se reproduire.
La pétition classée en septembre visait uniquement le lâcher de tir, et non celui de repeuplement.




