La voie militaire, comme son père
Sa gentillesse restera dans le souvenir de ceux qui l'ont connu. Bilingue, Corentin s'épanouissait dans l'armée : il avait choisi cette voie avec le souhait d'y faire carrière, un rêve que nourrissait aussi son père David.
Dans son hommage, L'Avenir fait part de ses condoléances à ses parents, à ses sœurs, à sa compagne Tess et à l'ensemble de ses proches.
Le bataillon auquel il appartenait
Corentin Delchambre avait rejoint une unité d'infanterie de la composante Terre de l'armée belge. Le bataillon des Chasseurs ardennais est installé à Marche-en-Famenne depuis le 14 juillet 1978.
La création officielle de ce corps d'élite remonte au 10 mars 1933, lorsque le 10e régiment de ligne a été converti en Chasseurs ardennais. Le béret vert orné d'une hure de sanglier et la devise "Résiste et Mords" font partie de ses signes distinctifs.
Surnommés les "loups verts", les Chasseurs ardennais ont notamment retardé la progression des divisions blindées allemandes en mai 1940, pendant la campagne des 18 jours. Le général Erwin Rommel les aurait alors désignés par ce surnom.
Leurs engagements actuels comprennent des opérations de l'OTAN, de l'ONU et de l'Union européenne, ainsi que des opérations humanitaires. Sur le territoire belge, ils assurent aussi ponctuellement des missions de sécurisation en soutien aux forces de police.
Une fraternelle qui entretient les liens
Militaires en activité, anciens et sympathisants se retrouvent au sein de la Fraternelle des Chasseurs ardennais, qui a célébré ses 80 ans en 2026.
Interrogé par L'Avenir, son représentant, le lieutenant-colonel honoraire Jean-Paul Asselman, souligne que "une fois Chasseur ardennais, on reste Chasseur à vie". Il rappelle que cette solidarité perdure lorsqu'un membre perd un proche.






