Dix-neuf préventions retenues
D'après La DH, la cour a reconnu Angelo Iuliano coupable de dix-neuf préventions. Son propre avocat a qualifié de "sordides" et d'"abjectes" les descriptions des faits. Le condamné avait refusé de comparaître et était représenté par un avocat.
La sanction reste celle fixée le 12 février 2026 par le tribunal correctionnel de Neufchâteau. En première instance, les juges avaient retenu toutes les préventions et ordonné son arrestation immédiate. Selon L'Avenir, la peine dépassait de deux ans celle requise par le parquet.
Des violences entre octobre 1999 et novembre 2021
Les faits se sont déroulés dans plusieurs villes traversées par Angelo Iuliano, notamment Liège et Saint-Hubert, sur une période allant d'octobre 1999 à novembre 2021, rapportent La DH et L'Avenir. Outre les viols, les victimes ont subi des traitements inhumains et dégradants, des coups et des menaces.
La DH décrit notamment des coups de ceinture portés à plusieurs victimes. Angelo Iuliano les a également contraintes à boire son urine et aurait voulu les obliger à manger des déjections. Deux victimes sont tombées enceintes à la suite des viols ; l'une d'elles a subi une interruption volontaire de grossesse.
Selon les conclusions d'un expert psychiatre rapportées par La DH, Angelo Iuliano présente une personnalité "hautement manipulatrice" et une "organisation psychique perverse et sadique". L'expert a jugé le risque de récidive particulièrement inquiétant et estimé qu'"une prise en charge ne pourrait être envisagée".
Une plainte à l'origine de la procédure
La procédure a débuté avec la plainte d'une voisine, déposée le 13 novembre 2021, indique La DH. Celle-ci dénonçait des viols qu'Angelo Iuliano lui faisait subir depuis des années.
Il avait lui-même cité l'une de ses victimes devant le tribunal pour calomnie et diffamation. Selon La DH, cette action a été rejetée et Angelo Iuliano a été condamné à verser une indemnité de procédure à ses anciens voisins.






