Un vol LOT se pose sans incident à Brussels Airport après un signalement suspect

L'avion, qui arrivait de Varsovie, a atterri jeudi 5 novembre sans dispositif de sécurité supplémentaire après des analyses de la police fédérale. Ailleurs en Europe, au moins 12 vols ont été visés par des alertes à la bombe au cours de la journée.

Antoine Verstraeten

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Les passagers débarquent normalement à Bruxelles

Le signalement concernait un vol de la compagnie polonaise LOT à destination de Brussels Airport, a expliqué la porte-parole de l'aéroport, Ihsane Chioua Lekhli. Après les analyses de la police fédérale, aucune mesure de sécurité supplémentaire n'a été nécessaire pour l'atterrissage.

"Les passagers ont pu quitter l'avion normalement", a précisé la porte-parole. Le trafic de l'aéroport n'a pas non plus subi de perturbation.

Deux déroutements et plusieurs escortes militaires

Les autorités et les compagnies aériennes ont fait état jeudi d'au moins 12 vols touchés par des alertes à la bombe en Europe. Deux appareils ont dû changer de destination et plusieurs ont été accompagnés par des chasseurs.

Parmi les avions déroutés figure le vol Aer Lingus EI402, parti de Dublin pour Rome. Matignon a annoncé son arrivée sur la base aérienne d'Évreux-Fauville, en Normandie. Selon Air Data News, l'Airbus A320 transportait 151 passagers et 6 membres d'équipage, tous sains et saufs. Des équipes militaires françaises de déminage ont inspecté l'appareil. Des médias français rapportent qu'un Rafale l'a escorté pendant son approche de la base.

Aer Lingus a confirmé que le vol avait "atterri en toute sécurité" et indiqué travailler à l'acheminement des passagers vers leur destination finale "le plus rapidement possible".

L'autre déroutement concerne un vol Wizz Air entre Milan et Varsovie, qui s'est posé à Vienne après une alerte à la bombe, selon l'agence italienne Ansa. Celle-ci a également signalé une alerte visant la liaison Finnair Helsinki-Rome. Cet appareil a rejoint Fiumicino sous escorte militaire, a confirmé à l'AFP un porte-parole des aéroports de Rome.

Des alertes répétées depuis lundi

Cette nouvelle série constitue la troisième vague d'alertes de la semaine. Elle touche notamment des compagnies à bas coûts et des liaisons au départ ou à destination de la Bulgarie, de la République tchèque et de l'Italie.

Lundi, un appareil Wizz Air assurant la liaison entre Luton, en Angleterre, et Sofia avait déjà dû se poser en urgence à Budapest à la suite d'une alerte. Deux chasseurs hongrois l'avaient escorté.

Mardi, au moins quatre vols Ryanair avaient été visés : Manchester-Murcie, Lisbonne-Rome, Dublin-Rome et Dublin-Sofia. Les alertes avaient aussi concerné deux appareils se rendant à Varsovie, l'un de SAS parti de Copenhague, l'autre de LOT au départ de Londres-Heathrow, ainsi qu'un vol Wizz Air entre Bergame et Sofia. Les inspections menées à l'arrivée de tous ces avions n'avaient révélé aucun engin suspect.

Aucun auteur désigné à ce stade

Selon Air Data News, aucune revendication n'a été signalée pour cette vague d'alertes de début novembre 2026, et les autorités n'ont attribué les menaces à aucun acteur. Durant les premiers jours, les enquêteurs n'avaient trouvé aucun élément immédiat démontrant l'implication d'un État hostile. Les autorités européennes poursuivaient leurs échanges d'informations.

Matthew Borie, chef du renseignement du cabinet de conseil en sécurité aérienne Osprey Flight Solutions, présente plusieurs hypothèses, rapporte Air Data News : des menaces reproduisant une première alerte, plusieurs signalements émanant d'une même personne ou d'un même groupe, ou encore des opérations de guerre hybride conduites par des acteurs étatiques ou leurs soutiens. Il s'agit de pistes possibles, et non d'une attribution établie.

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