Des manifestations dans les centres-villes de la Marne
Les salaires et la lutte contre la vie chère sont au centre de cette nouvelle journée de mobilisation. Dans la Marne, les itinéraires annoncés traversent cette fois les centres-villes de Reims, Châlons-en-Champagne, Épernay et Vitry-le-François. Tinqueux doit également accueillir un cortège, portant à cinq le nombre de défilés dans le département.
Dans l'Aisne, les organisateurs annoncent sept actions. À Laon, Soissons et Chauny, les tracés déposés ne satisfont pas la préfecture. Des rassemblements restent néanmoins attendus dans les principales villes du département. Dans les Ardennes, le départ de la manifestation de Charleville-Mézières est fixé à 10 heures, devant la gare.
Cet appel de l'intersyndicale intervient après la mobilisation lycéenne et les manifestations des samedis 17, 24 et 31 octobre, organisées en solidarité avec la jeunesse ou contre le coût de la vie.
À Sedan, les salariés d'Aginode attendent une décision
Les syndicats donnent aussi rendez-vous dans l'après-midi au tribunal de commerce de Sedan pour soutenir les salariés d'Aginode. L'audience du 5 novembre doit décider de leur avenir, après le retrait du principal candidat à la reprise, le groupe allemand Wilms Industries.
Environ 240 personnes travaillent dans les deux sites ardennais concernés : Aginode France, à Fumay, spécialisée dans les câbles en cuivre, et Aginode Connect, à Vrigne-aux-Bois, qui fabrique des composants pour les télécommunications. Les deux sociétés sont en redressement judiciaire depuis le 2 juillet 2026. Le retrait du projet de reprise de Wilms Industries a été annoncé aux salariés le 19 octobre.
Les syndicats réclament des hausses de salaire
À l'échelle nationale, une carte de la CGT relayée par franceinfo recensait environ 252 actions annoncées. Les revendications de l'intersyndicale portent sur une augmentation de tous les salaires et une revalorisation du Smic, qui n'a bénéficié d'aucun coup de pouce depuis 2012. Elles comprennent également la préservation des services publics et une plus grande justice fiscale.
La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a précisé le 5 novembre sa demande pour le salaire minimum : une hausse de 100 euros net par mois. Réagissant à l'idée du gouvernement d'avancer sa revalorisation automatique, elle a également insisté sur la nécessité de négocier l'ensemble des salaires.
L'Union couvre la journée en direct dans la Marne, l'Aisne et les Ardennes. À six mois de l'élection présidentielle, le journal a aussi recueilli les témoignages d'habitants de ces trois départements sur leur quotidien, leurs réussites, leurs difficultés et leurs attentes, dans ce contexte social tendu.
Un dispositif de sécurité national et un autre parcours à Paris
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé que 70 000 policiers et gendarmes seraient mobilisés. Les services de renseignement prévoyaient entre 500 000 et 700 000 manifestants en province, sans compter Paris, avec des craintes de violences et de dégradations de bâtiments publics.
Dans la capitale, les syndicats souhaitaient défiler de la place de la Bastille à la place de la Concorde. La préfecture de police a interdit cet itinéraire, puis le tribunal administratif de Paris a rejeté leur recours dans la soirée. Le parcours finalement autorisé relie la place de la République à la place de la Nation ; la CGT y a fixé le rendez-vous à 14 heures.
Des perturbations dans les transports et une grève dans les écoles
Dans le premier degré public, le ministère de l'Éducation nationale estimait à 17,54 % la proportion de grévistes pour cette journée.
À la SNCF, la CGT, l'Unsa ferroviaire, Sud Rail et la CFDT, les quatre organisations représentatives, ont appelé à cesser le travail pendant 24 heures. La direction prévoyait un trafic "perturbé" sur la plupart des lignes régionales et franciliennes, et "légèrement perturbé" pour les TGV.
La RATP prévoyait pour sa part un service normal, à l'exception du RER B : un train sur deux devait circuler au Nord et deux sur trois au Sud.






