Vols à Gembloux et dans la région : seize mois de prison supplémentaires prononcés à Namur

Un homme de 50 ans a été condamné le vendredi 6 novembre 2026 par le tribunal correctionnel de Namur pour des vols et tentatives de vol commis en 2024 et 2025. Les seize mois de prison infligés s'ajoutent à une précédente peine de vingt mois prononcée à Nivelles par le tribunal correctionnel du Bra…

Antoine Verstraeten

3 min de lecture

lake-s9dk7r8onqhk7uj4g55v9m3z-1b7ac2dc-3571-49af-9ddf-fa253d8001b2-0.webp

Des commerces et plusieurs établissements visés

Le dossier porte principalement sur des faits commis à Chaumont-Gistoux et dans la région de Namur. Parmi les vols dont le quinquagénaire a été reconnu coupable figurent celui du restaurant La Maison Blanche, à Gembloux, ainsi que deux vols dans un même magasin. Au moment de son interpellation, il avait lui-même révélé aux policiers un autre vol dans ce commerce, antérieur de quelque temps et dont les enquêteurs ignoraient encore l'existence.

À Chaumont-Gistoux, Beauvechain et Wavre, les faits retenus concernent notamment un commerce d'informatique, un salon de coiffure, Smith and Chips, le Royal Country Club et une maison de repos. Le prévenu devait également répondre de tentatives de vol dans un restaurant et dans un magasin d'outillage. Plusieurs autres préventions ont en revanche été écartées, les preuves étant insuffisantes.

La dépendance invoquée à l'audience

Pour expliquer ses actes, le prévenu a invoqué sa dépendance à la cocaïne. Il a déclaré qu'il cherchait à payer sa consommation avec l'argent volé et qu'il prenait exclusivement des espèces, jamais de matériel.

La représentante du parquet a insisté sur ses condamnations antérieures pour des faits similaires. Considérant que la répétition des vols appelait une nouvelle sanction, elle avait demandé deux ans de prison en plus des vingt mois déjà prononcés.

Me Beert, son avocate, avait pour sa part plaidé en faveur d'un sursis probatoire autonome ou d'un sursis simple assorti de conditions. La brochure "Vous êtes condamné" du SPF Justice précise que le sursis probatoire suspend l'exécution d'une peine pendant une période d'épreuve d'un à cinq ans. Il impose des conditions, telles qu'une formation ou l'interdiction de fréquenter certains lieux ou certaines personnes. Un assistant de justice assure le suivi du condamné, sous le contrôle d'une commission de probation. Si les conditions ne sont pas respectées, elles peuvent être adaptées et le sursis peut être révoqué.

Les données belges sur la cocaïne et le crack

Une enquête de Sciensano, citée le 11 mars 2026 par The Brussels Times, indique que 1,6 % des Belges de 15 à 64 ans ont consommé de la cocaïne en 2024, soit environ 120 000 personnes. Cette substance est aussi impliquée dans un tiers des intoxications aiguës prises en charge par les services d'urgence belges.

Les données du Treatment Demand Indicator de Sciensano, rapportées par De Standaard le 8 octobre 2026, font par ailleurs du crack, dérivé fumable de la cocaïne, la troisième addiction la plus fréquemment traitée en Belgique. Il se situe derrière le cannabis et l'alcool, mais désormais devant la cocaïne et l'héroïne. Les traitements pour une addiction au crack sont passés de 1 031 en 2016 à 2 017 en 2025. Cette progression touche aussi bien la Wallonie que la Flandre, et les chiffres sont considérés comme sous-estimés.

Une décision après l'entrée en vigueur du nouveau Code pénal

Le jugement namurois intervient après le 1er septembre 2026, date d'entrée en vigueur du nouveau Code pénal belge. Selon la RTBF, ce texte remplace celui de 1867 et organise les peines en huit niveaux, sans conserver la distinction entre crimes, délits et contraventions. L'emprisonnement y est présenté comme un "ultime recours", dont le juge doit motiver l'usage.

Le condamné et son avocate ont trente jours pour faire appel du jugement rendu à Namur.

BelgiqueWallonie
← Retour à Procès & Tribunaux

À lire aussi