Jules Jasselette, ancien échevin de l'Instruction publique à Liège, est mort à 80 ans

Le décès de Jules Jasselette, emporté par la maladie à 80 ans, a été annoncé vendredi 30 octobre. L'ancien échevin socialiste avait eu la responsabilité de l'enseignement communal liégeois de 1994 à 2006.

Camille Wouters

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Willy Demeyer et Christie Morreale saluent son engagement

Willy Demeyer a rendu hommage à celui avec qui il avait siégé au Collège communal. Le bourgmestre rappelle son passé d'enseignant et de délégué syndical, ainsi que ses convictions en faveur d'une école publique ouverte, permettant à chacun de comprendre le monde et ses enjeux.

"À l'heure où l'enseignement est plus que jamais au-devant des préoccupations des jeunes, Liège perd l'une des grandes voix du combat pour une école d'égalité et de qualité", souligne Willy Demeyer, qui a présenté ses condoléances à la famille.

La cheffe de groupe PS au Parlement de Wallonie, Christie Morreale, a elle aussi salué son engagement, rapporte la RTBF. Elle décrit un "fervent défenseur de la chose publique, de la laïcité et surtout de l'enseignement officiel", qui "aura consacré sa vie à ses convictions et à l'engagement collectif". Elle rappelle qu'à la retraite, Jules Jasselette aidait encore des jeunes dans une école de devoirs.

De l'enseignement aux responsabilités communales

Avant de prendre en charge l'Instruction publique, Jules Jasselette avait passé 24 ans à enseigner dans les écoles de la Ville de Liège, selon la RTBF. Il était ensuite devenu secrétaire permanent à la CGSP-Enseignement, puis chef de cabinet de Jean-Pierre Digneffe, son prédécesseur à l'échevinat.

La Libre avait retracé d'autres étapes de son parcours dans un portrait publié en janvier 2001. Professeur de mathématiques et de sciences économiques à de Beauvoir, il avait été secrétaire de cabinet de Luc Toussaint en 1982. Trois ans plus tard, il avait pris la présidence de la section Liège-Ville du PS. Candidat aux élections de 1994, il avait alors été choisi comme échevin de l'Instruction publique.

Les inégalités scolaires au cœur de ses préoccupations

Dans ce portrait de 2001, Jules Jasselette donnait la mesure de ses responsabilités : son échevinat comptait 25 000 élèves, 2 500 professeurs et 80 écoles. Il alertait sur une "dualisation du système", entre les écoles riches et celles où les familles disposaient de moyens limités. Il expliquait chercher à réduire cet écart au moyen des discriminations positives.

En 2006, son annonce de ne pas se représenter aux élections communales suivantes avait surpris, rappelle la RTBF. Il critiquait alors vivement la politique menée par la Communauté française en matière d'enseignement.

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