Virus du Nil occidental détecté chez des oiseaux morts à Bruxelles

Bruxelles Environnement a confirmé la contamination de quatre oiseaux par le virus du Nil occidental dans la capitale. Cette détection s'inscrit dans une période de transmission active du virus en Europe.

Lucas Michiels

2 min de lecture

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Virus du Nil occidental détecté chez des oiseaux morts à Bruxelles

Bruxelles Environnement a observé une hausse du nombre d'oiseaux morts dans la capitale ces derniers temps. Quatre d'entre eux – des corbeaux et une pie découverts à Laeken et Schaerbeek – ont été testés positifs au virus du Nil occidental, selon les informations rapportées par Sudinfo.

Cette découverte intervient alors que la Belgique n'avait détecté le virus pour la première fois qu'en 2025, lors d'une surveillance aviaire. Auparavant, aucun cas n'avait été enregistré chez les humains ou les animaux du pays.

« Les oiseaux sont plutôt des sentinelles qui nous permettent de détecter la circulation du virus »
, explique l'ornithologue Marius Pailhès. Selon lui, le virus circule de manière plus localisée en Belgique depuis 2025.

Les oiseaux corvides – corbeaux, corneilles, pies et geais – font partie des plus de 300 espèces aviaires susceptibles de contracter le virus du Nil occidental. Ces espèces sont particulièrement vulnérables et présentent souvent des taux de mortalité élevés lorsqu'elles sont infectées, ce qui en fait des indicateurs précieux pour les autorités sanitaires.

Transmission par les moustiques

Le virus se transmet principalement par les moustiques, notamment les espèces Culex pipiens et Culex modestus, présentes en Europe. Ces insectes peuvent ensuite contaminer les oiseaux, les chevaux et les humains. La période actuelle correspond au pic de transmission habituel du virus en Europe, qui survient typiquement en août et septembre, lorsque les conditions météorologiques favorisent l'activité des moustiques et la réplication virale.

Début août 2026, sept pays européens avaient déjà signalé 245 cas humains contractés localement, avec 12 décès rapportés par la Grèce, l'Italie et la Roumanie. L'année 2025 avait connu une circulation intense du virus sur le continent, avec 1 112 cas humains recensés dans 14 pays européens et 97 décès. L'Italie avait enregistré le nombre le plus élevé avec 779 cas. Ces chiffres dépassaient la moyenne de la dernière décennie, qui s'établissait à 758 cas par an, témoignant d'une intensification de la circulation virale dans la région.

Risques pour la santé humaine

Bien que le virus puisse infecter l'humain, environ 80 % des personnes contaminées ne développent aucun symptôme. Quelque 20 % présentent des symptômes grippaux tels que fièvre, maux de tête et courbatures. Moins de 1 % des personnes infectées développent une maladie neurologique grave comme une encéphalite ou une méningite, pouvant entraîner une forte fièvre, une raideur de la nuque, une faiblesse musculaire et, dans certains cas, le décès.

Aucun vaccin ni traitement antiviral spécifique n'est actuellement disponible pour lutter contre le virus du Nil occidental chez l'humain. La prévention repose essentiellement sur la surveillance des moustiques, les mesures de contrôle et la protection personnelle contre les piqûres.

Face à cette situation, Bruxelles Environnement rappelle qu'il ne faut jamais toucher un animal malade ou mort, car bien que le virus ne se transmette pas par simple contact, d'autres risques sanitaires existent. L'administration invite les citoyens à contacter les autorités communales en cas de découverte d'un cadavre d'oiseau.

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