Le virus du Nil occidental touche plus de 1.000 personnes en Europe : symptômes et risques

L'Europe recense 1.086 infections par le virus du Nil occidental, principalement en Italie et en Grèce. La plupart des cas restent bénins, mais les personnes vulnérables encourent un risque accru de complications neurologiques.

Lucas Michiels

3 min de lecture

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Une progression rapide des cas en Europe

Le nombre de cas de virus du Nil occidental en Europe a connu une accélération marquée ces dernières semaines. Selon les données les plus récentes du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), 1.086 infections ont été officiellement recensées sur le continent, contre seulement 241 cas il y a un mois. Cette progression rapide survient alors que la saison de transmission du virus atteint son pic habituel entre août et septembre.

L'année 2026 présente toutefois une trajectoire particulière. Début août, le nombre de cas (245) se situait encore en dessous de la moyenne décennale pour la période correspondante (403 cas), avant de connaître une forte accélération. À titre de comparaison, l'année 2025 avait enregistré plus de 1.100 cas sur l'ensemble de la saison, avec 97 décès, dont 72 en Italie et 25 en Grèce.

Répartition géographique des infections

Quinze pays européens ont signalé des cas contractés localement, sans lien avec des voyages hors de l'Union européenne. L'Italie demeure le pays le plus touché avec 516 cas répertoriés, suivie par la Grèce qui en compte 284. Cette dernière enregistre une transmission annuelle du virus depuis 2010, année où la lignée 2 du virus s'est établie dans le pays. La Grèce avait notamment connu des épidémies importantes en 2010 (197 cas neuroinvasifs et 33 décès) et en 2022 (284 cas et 33 décès).

Des infections ont également été signalées aux Pays-Bas, en Espagne, en Allemagne, en France et en Autriche. En Belgique, aucune infection humaine n'a été détectée jusqu'à présent. Le virus a toutefois été identifié pour la première fois dans le pays en août 2025, grâce au programme de surveillance des oiseaux sauvages. Depuis lors, des cas ont été observés chez des animaux. À l'échelle européenne, 17 foyers d'infection chez les chevaux et 74 foyers chez les oiseaux ont été rapportés début août 2026, l'Italie comptabilisant 64 des foyers aviaires.

Symptômes et évolution de la maladie

Le virus du Nil occidental se transmet principalement par des piqûres de moustiques. La grande majorité des personnes infectées, environ 80%, ne développent aucun symptôme. Environ 20% présentent des symptômes grippaux appelés fièvre du Nil occidental, incluant :

  • de la fièvre
  • des maux de tête
  • des douleurs musculaires
  • une fatigue générale

Pour la plupart des individus, la maladie ne présente pas de danger majeur. Toutefois, moins de 1% des infections évoluent vers une forme neuroinvasive affectant le système nerveux central, qui nécessite une hospitalisation. Cette forme grave de la maladie présente un taux de mortalité d'environ 10%. Début août 2026, 12 décès avaient été signalés en Europe : six en Grèce, cinq en Italie et un en Roumanie.

Les personnes âgées et les individus dont le système immunitaire est affaibli encourent un risque particulièrement élevé de développer des complications neurologiques graves. Il n'existe actuellement aucun vaccin disponible pour l'être humain, ni de traitement antiviral spécifique contre le virus du Nil occidental. La prise en charge médicale se concentre sur le soutien et la gestion des symptômes.

Prévention et surveillance

La saison de transmission du virus s'étend généralement de la fin du printemps à l'automne, avec une activité maximale entre juillet et septembre. Face à l'augmentation rapide des cas, les autorités sanitaires européennes maintiennent une surveillance étroite de l'évolution de l'épidémie et recommandent aux populations des zones touchées de se protéger des piqûres de moustiques, principal vecteur de transmission du virus.

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