Les Métallos FGTB soutiendront la mobilisation étudiante du 17 novembre

Les Métallos FGTB annoncent qu'ils déposeront un préavis de grève pour que les travailleurs qui le souhaitent puissent rejoindre les étudiants le 17 novembre 2026. La Fédération des étudiants francophones (FEF) a confirmé à Belga cette nouvelle mobilisation, prévue à l'occasion de la Journée intern…

Thomas Peeters

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Un rassemblement à 11 h à Bruxelles

La FEF donne rendez-vous aux manifestants à la Gare Centrale de Bruxelles à 11 h, avant une courte marche. Des départs collectifs sont également organisés depuis sept villes wallonnes.

Sa présidente, Lenaïk Dumont, espère retrouver une affluence comparable à celle de septembre 2026. La précédente mobilisation avait réuni environ 2 000 personnes, selon le décompte de la fédération.

Ce rendez-vous s'inscrit dans plusieurs mois de protestations de jeunes en Belgique contre les économies dans l'enseignement francophone et l'augmentation du coût de la vie étudiante. Selon BRUZZ, des casseurs ont fait dégénérer plusieurs de ces manifestations au cours des dernières semaines.

Le coût des études et les règles de finançabilité contestés

La FEF conteste notamment la hausse du minerval : selon elle, cette augmentation pourrait atteindre 1 194 euros pour près de 60 % des étudiants. Elle met aussi en cause les règles de finançabilité du décret Paysage, qui menacent, à ses yeux, la poursuite des études de milliers de jeunes.

Pour illustrer les dépenses auxquelles les étudiants doivent faire face, la fédération évalue le coût d'une année dans l'enseignement supérieur entre 8 100 et 13 600 euros, logement, transports et matériel compris. Elle demande la gratuité du minerval, davantage d'aides sociales et un meilleur financement de l'enseignement.

Un soutien syndical au-delà des conditions d'étude

Dans leur communiqué, les Métallos FGTB expliquent leur soutien par les difficultés rencontrées pendant les études, mais aussi par celles qui attendent les jeunes à leur entrée dans la vie professionnelle. "Les jeunes qui se mobilisent aujourd'hui seront les travailleurs de demain", souligne le syndicat.

Il cite les obstacles à l'obtention d'un emploi stable, la précarité des contrats et des salaires de départ insuffisants au regard du coût de la vie. À ces incertitudes s'ajoute, selon lui, un accès au logement de plus en plus difficile.

La FEF souhaite également associer les enseignants et les élèves du secondaire au mouvement, indique Lenaïk Dumont. De son côté, Roland Lahaye, secrétaire général de la CSC-Enseignement, annonce une action syndicale en novembre. Ses modalités restent à définir.

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