Le choix des études évalué au regard de l'emploi
Pour les bénéficiaires qui poursuivent des études, la ministre exige un choix "réaliste", qui augmente "réellement leurs chances sur le marché du travail". Les jeunes dépendant du CPAS sont ainsi incités à privilégier une filière débouchant sur un emploi plutôt que des études de philosophie, d'archéologie ou de cinéma, par exemple. Ils sont également appelés à travailler le week-end et pendant les congés.
D'autres critères figurent dans le texte, rapporte Le Soir. Un refus d'emploi ou de formation ne peut être justifié par des raisons culturelles ou religieuses. L'apprentissage de la langue prend aussi une place importante dans l'évaluation de la disposition au travail.
En matière de santé, la circulaire demande un examen des possibilités de travail à temps partiel ou adapté. Des problèmes de santé ne suffisent donc plus, à eux seuls, à justifier automatiquement une impossibilité de travailler.
Des fédérations critiques sur le fond et la méthode
Ces consignes interviennent alors que le nombre de bénéficiaires augmente fortement. Dans son édition du 30 octobre 2026, Le Soir indique que plus de 200 000 personnes perçoivent désormais le revenu d'intégration en Belgique, après la limitation dans le temps des allocations de chômage par le gouvernement fédéral.
Les fédérations de CPAS ont réservé un accueil froid à la circulaire. Selon La DH/Les Sports+, qui relaie Belga, Alain Vaessen, président de la fédération wallonne des CPAS de l'UVCW, s'est dit "surpris" et a déploré le manque de concertation. La fédération flamande n'y voit "aucune plus-value". À Bruxelles, son homologue Sébastien Lepoivre a lui aussi fait part de son étonnement à la découverte du texte, rapporte The Brussels Times.
Une étude d'impact prévue en Wallonie
La fédération wallonne conteste également le calendrier retenu : la réforme de la loi sur le plan individualisé d'intégration sociale (PIIS) est encore à l'examen. Alain Vaessen estime qu'"un morceau de ce texte est sorti pour être coulé dans une circulaire interprétative", donnant l'impression qu'"on met la charrue avant les bœufs".
Après l'annonce de la circulaire, la fédération a décidé de mener une première étude d'impact. Celle-ci doit être abordée par son comité directeur le 4 novembre 2026.






